Evénement

17 juin 2008

Les courtisanes de minuit

Otero Mardi 1er avril, au cinéma L’Entrepôt, France Télévisions projetait en avant-première le documentaire de Dominique Adt « Courtisanes, les jupons de la capitale ». La belle Otéro, Valtesse de La Bigne, Liane de Pougy, Cora Pearl ou Sarah Bernhardt en étaient les héroïnes.

Ces « grandes horizontales », demi-mondaines, lorettes ou dégrafées, issues d’un milieu en général modeste, vendaient leurs charmes auprès des plus fortunés : hommes politiques, hommes d’affaires et banquiers, princes et rois. Cora Pearl séduisit entre autres le duc de Morny ou le prince Jérôme Bonaparte, et Caroline Otéro Edouard VII, le roi des Belges Léopold II, ou Aristide Briand.

Plusieurs d’entre elles avaient débuté dans les théâtres et les salles de café-concert parisiens. Les artistes tels Manet, Courbet, Boudin aimaient les fréquenter. Offenbach a entretenu une liaison enflammée avec Valtesse de La Bigne qui a inspiré à Zola le fameux personnage de Nana. Liane de Pougy était très liée à Jean Lorrain.

Ces femmes qui se faisaient payer très cher portaient des cascades de diamants et des tenues somptueuses de grands couturiers. La Belle Otéro, l’un des plus beaux modèles de Worth, a été en son temps une star de la publicité.

 

Le samedi 28 juin 2008 à minuit, ce document aire sera diffusé sur France 3 Paris Ile-de-France Centre.

Une occasion formidable de se replonger dans la France de la Belle époque, dans un Paris frivole et mondain, à l’architecture raffinée et à la statuaire sensuelle, dans une atmosphère encanaillée et colorée si bien dépeinte notamment par Toulouse-Lautrec. Plusieurs spécialistes de 9782213631240g_2cette époque sont intervenus parmi lesquels Marie-Hélène Carbonel, la biographe de la Belle Otéro.

On pourra aussi consulter les ouvrages de Jean Chalon, la biographie de Jean Lorrain par Thibaut d’Anthonay, et le superbe Café-concert de François Caradec et d’Alain Weill qui reproduit plusieurs des célèbres affiches montrées dans ce reportage admirablement bien documenté.

23 mai 2008

Julia Kristeva, Thérèse mon amour

  • Dernière minute :

Jk_ok_3 Après le prix Holberg en 2004, le prix Hannah Arendt pour la pensée politique en 2006, Julia Kristeva se verra décerner le prestigieux prix Havel à Prague, au mois d'octobre prochain. Pour connaître toute l'actualité de Julia Kristeva, rendez-vous sur son site : www.kristeva.fr.

Et pour écouter l'hommage rock à Julia Kristeva d'un groupe norvégien, The Kulta Beats, cliquez sur le lien suivant: http://www.kristeva.fr/kultabeats.html

3527074 « Je n’ai pas lu un aussi beau livre depuis très longtemps, je trouve ce livre absolument admirable, je trouve ce livre phénoménal, je trouve ce livre d’une intelligence totale, je trouve ce livre d’une puissance incroyable. On sait que Julia Kristeva est à la fois romancière, psychanalyste, philosophe, et elle arrive à faire un livre totalement dément dans sa construction, au croisement de ces trois disciplines. […]

C’est un des plus grands livres que j’ai lus depuis des années. Ça enfonce tout ! C’est magnifique ! C’est le grand livre de Julia Kristeva ! », Arnaud Viviant, Le masque et la plume.

 

« Thérèse mon amour, un magnifique exercice d’admiration, ou plutôt de fascination, mais une fascination lucide, à la fois érudite et passionnée. […] La plus grande réussite de cette éblouissante aventure qui a occupé Julia Kristeva pendant plusieurs années est certainement, par la manière dont elle fait résonner les textes de Thérèse dans le sien, de donner une immédiate envie de lire, ou de relire, le Livre de la Vie et la magnifique autobiographie qu’est Le Château intérieur. Même si l’on est psychanalyste. Même si l’on est athée. Et surtout si l’on aime la littérature. », Josyane Savigneau, Le Monde des livres.

 

« Un multi-roman foisonnant, […], un livre éclaté, bouillonnant, empathique autant qu’érudit. », Antoine Perraud, La Croix.

 

« Comment définir d’un mot le nouveau livre de Julia Kristeva sur sainte Thérèse d’Avila ? Pal-pi-tant. Ça caracole comme un roman d’aventures, c’est un tourbillon d’intelligence et d’humour, et on attend déjà le film ! Mieux que le « Da Vinci Code » ? Beaucoup mieux ! Tout est vrai, tout sonne juste. Dialogues, rythme d’enfer, musique céleste, rires et disputes à n’en plus finir sur fond d’Inquisition, on assiste fasciné au récit de la vie de la plus célèbre et de la plus méconnue des saintes, elle-même auteur d’une œuvre monumentale et fondatrice de monastères. », Patricia Boyer de Latour, Madame Figaro.

 

« Tantôt roman historique, tantôt essai psychanalytique, tantôt dialogué comme du théâtre, tantôt écrit sous forme de lettres, un ouvrage formidable, échevelé, exubérant, allègre, aussi bouillonnant que les transports de Thérèse. Ce qui la fascine ? Que cette hystérique fasse de sa foi sa thérapie. Qu’elle frôle la folie sans y céder. Qu’elle produise une œuvre littéraire, tout en fondant les carmes déchaussés. Tout bien considéré, Kristeva ne pouvait qu’adorer ce « conquistador au féminin » en qui elle reconnaît sa contemporaine. », Jacques Nerson, Le Nouvel Observateur.

 

« Au final, ces sept pages rédigées d’une plume flamboyante, parfois surréalistes – elles englobent même une véritable pièce de théâtre mettant en scène l’agonie de la sainte ! -, se donnent à lire comme une sorte d’analyse sauvage de la réformation du Carmel. », Jean Mercier, La vie.

  • Extrait du chapitre premier

« Je vous salue, Thérèse, femme sans frontières, physique érotique hystérique épileptique, qui se fait verbe qui se fait chair, qui se défait en soi hors de soi, flots d’images sans tableaux, tumultes de paroles, cascades d’éclosions converties en langues à l’écoute de qui de quoi, écoute le temps gravé, tympan gorge cri écrit, nuit et lumière, trop de corps et sans corps, hors matière, matrice vide béante palpitante pour l’Aimé toujours présent sans jamais être là, mais il y a être et être, Il est en elle, elle en Lui, pressenti senti englouti, sensation sans perception, dard ou cristal, transpercée ou transparente, telle est la question, transverbération plutôt et encore inondation, la Madre est le plus viril des moines, le plus adroit des meneurs d’âmes, un jumeau du Christ, elle est Lui, Lui est elle, la Vérité c’est moi, c’est Lui au fond intime de moi, moi Thérèse, parano réussie, Dieu c’est moi et alors ! qu’est-ce ? un festin pour tous, qui fait mieux ? certainement pas Schreber, même pas Freud, trop sérieux ce Viennois, triste peut-être, la femme trouve plus facilement comment dire tout ça, quoi ça, mais elle, voyons, elle hors d’elle, évidemment, saisie d’effroi et de délices, le petit papillon expire avec une indélébile joie car Jésus est devenu lui c’est-à-dire elle, Jésus papillon, Jésus femme, je connais une personne qui sans être poète compose aussitôt des poèmes, des romans qui sont des poèmes avec quelque chose de plus, des mouvements en plus, vraiment je me demande si c’est moi, Thérèse, qui parle, le chemin c’est la souffrance, le Néant de tout, ce tout qui n’est rien, faites ce qui est en vous, mais en allégresse, soyez gaies mes filles, depuis vingt ans j’ai des vomissements tous les matins, maintenant c’est le soir et ça vient plus difficilement, je suis obligée de les provoquer à l’aide d’une plume ou autre chose, tel un bébé ou si vous préférez une bébée à la mamelle de l’Autre, mariage mystique ou bien mariage spirituel, ce petit Jean de la Croix y voit une différence, moi à peine, c’est l’envers et l’endroit, plutôt, Cantique des cantiques, comme toujours et encore, elle chante faux mais écrit juste et ne cesse de fonder ses couvents, ses filles, son Église, sa gestation à elle, son jeu, un jeu d’échecs, il est permis de jouer, oui, oui, même dans les monastères, surtout dans les monastères, Dieu nous aime joueuses, mes filles croyez-moi, Jésus aimait les femmes, pourquoi cet effroi à notre égard chez les docteurs, oui, échec et mat à Dieu aussi, oui, oui, Thérèse ou Molly Bloom, enfin je ne sens plus rien, je me coule dans l’eau du jardin, on s’écoule, on ne fait que jouir, les âmes qui aiment voient jusqu’aux atomes, mais oui, pour une âme comme la tienne tout est oui, elle voit jusqu’aux atomes infinis qui sont des atomes amoureux, les philosophes ne s’en doutent pas, ils deviennent lettrés, ils redoutent vos sensations, les meilleurs se font mathématiciens, ils apprivoisent l’infini, et pourtant c’est aussi simple que ça, mais oui, métaphores transmuées en métamorphoses, à moins que ce ne soit le contraire, mais oui, Thérèse, oui, ma sœur, invisible, extatique, excentrique, hors de vous en vous, hors de moi en moi, Thérèse mon amour, oui. »

08 avril 2008

Les oeuvres complètes de Frédérick Tristan chez Fayard!

C’est chose faite : désormais l’Œuvre romanesque de Frédérick Tristan figure intégralement au catalogue des Editions Fayard. Depuis une dizaine d’années, paraissaient annuellement un roman inédit de l’auteur et la réédition d’une ou deux de ses fictions.

Du singe égal du ciel (1972), dont le mythe légendaire du roi-singe a inspiré récemment un très beau spectacle au Théâtre du Châtelet, à La femme écarlate (1988, réédité chez Fayard ce mois-ci), dont l’intrigue -la dérive d’un jeune homme en proie à la drogue, qui se laisse manipuler par des terroristes islamistes, est toujours d’actualité-, tous les lecteurs désireux de s’aventurer dans ce monde imaginaire dense pourront le faire.

Pour mieux connaître Frédérick  Tristan, qui s’adonne à l’écriture depuis une cinquantantaine d’années -sa rencontre avec André Breton, son attirance pour les rêves éveillés, sa connaissance de la franc-maçonnerie et de l’iconographie religieuse, ses missions en Extrême-Orient qui l’ont entraîné au coeur de la civilisation chinoise-, on pourra relire les entretiens avec Jean-Luc Moreau, Le retournement du gant I et II .

A découvrir, le 9 avril, son nouveau roman d’initiation chinois :  Le Chaudron chinois.

04 avril 2008

Un coeur simple sur les écrans

Dans la nouvelle édition d'Un coeur simple de Gustave Flaubert parue aux éditions Mille et une nuits, Marion Laine, réalisatrice d'une adaptation sur grand écran du conte, explique ses partis pris.

Un coeur simple de Gustave Flaubert, postface de Marion Laine, éditions Mille et une nuits, est en librairie le 26 mars. Le même jour, Un coeur simple de Marion Laine, avec Sandrine Bonnaire, Marina Foïs, Pascal Elbé, sort en salles.






Ce que la presse dit du film:

 
"Un Flaubert enflammé.
Une interprétation violente et sensuelle du conte de Flaubert."
Rachel Granmangin, Le Magazine Littéraire
 
"Film admirable pavé de bonnes surprises. Excellent."
Anthony Palou, Figaro Magazine
 
"Un premier film extrêmement maîtrisé. deux excellentes actrices."
Juliette Cerf, Regards
 
"Film subtil habité par un duo d'actrices inédit"
Thomas Baurez, Studio
 
"Récit fiévreux, lyrique et passionnel. prestation étourdissante de
Sandrine Bonnaire. ronde des sentiments mise en images avec virtuosité
et énergie. Une réussite majeure."
Thierry Chèze, Studio
 
"Une manière de diriger et de cadrer qui ne vous laisse jamais en paix."
Patrick Sourd, Rendez-vous
 
"Fuyant les fioritures du film d'époque, la réalisatrice saisit avec
une force rare l'incandescence du don de soi et de l'amour pur.
Sandrine Bonnaire (...) trouve (...) un nouveau rôle à la hauteur de
son talent (...) et trouve en Marina Foïs une partenaire en or."
Olivier Pélisson, Allo-ciné
 
"Exigeant, ambitieux et méritoire, Un Cœur simple est donc un film à
voir et Marion Laine une cinéaste à suivre. Car si elle poursuit ainsi
et renouvelle ce qu'elle vient de faire, c'est le cinéma français qui a
de beaux jours devant lui."
Jean-Baptiste Guégan, Dvd-rama

10 mars 2008

Christophe Deshoulières - les Mal-aimants

Couvface_2 L’auteur

Un architecte de la dérision

Christophe Deshoulières est né en 1961 à Genève.
« Faut payer », disait Céline : hantés par l’échec, les trois romans de Deshoulières sont la rançon d’une vie rebelle à toute carrière.
1981 : normalien rue d’Ulm, Christophe jouit des nuits parisiennes,fait du théâtre et du journalisme au lieu d’enseigner ; vingt ans après,grâce à ses essais de référence sur les dramaturgies baroques et modernes, il devient brièvement professeur à l’université avant de quitter une institution déprimante. Après avoir vainement tenté de réaliser deux beaux projets de mise en scène lyrique, il vit désormais à la campagne et n’a pas d’adresse internet.
C’est pourquoi ses récits sont rigolos
....
L’aventure littéraire dans laquelle s’inscrivent les Mal-aimants a duré trente ans.
Elle commence en 1978 avec l’écriture de Madame Faust, après les Etats-Généraux de la Philosophie à la Sorbonne, événement inaugural d’un vaste récit politico-policier. Publié par Christian Bourgois chez Julliard en 1989, ce roman de 800 pages attire tout de suite l’attention de la critique : une solide construction littéraire met en valeur l’impitoyable caricature du début des années 80 (« comment, en un an, nous sommes passés de la révolution à l’informatique »), comique ou mélancolique.
L’humour ravageur anime le livre suivant : Mémoires d’Aramis, que Claude Durand publie chez Fayard en 1999, tout en rééditant Madame Faust. Ce « roman de la vie littéraire » se paie la tête d’un écrivain quipublie son premier roman... Mais la vraie victime du livre, c’est la mode de l’autofiction ! Dont le vrai-faux narrateur parodie la complaisance dans un « anti-journal » libidineux, « exercice raisonné de mauvais goût ».
Les Mal-aimants, célébration souriante, amoureuse, des échecs de nos vies et de nos utopies, inventent une architecture de la dérision.

les Mal-aimants

Dix beaux jeunes gens s’isolent en Toscane, sur les hauteurs de Florence, et se racontent des histoires(de sexe, bien entendu). S’agit-il du Décaméron, que Boccace situait pendant la grande peste de 1348 ?Non, nous sommes autour de l’an 2000 à la Villa Malìn et nos amis, pensionnaires du hasard, orphelins privés de catastrophe, jouissent du bel été italien sans rien faire... Mais ce « rien » est-il matière à écrire ?

Nos petites histoires navrantes ont-elles un lien avec l’autre histoire ?

Plaisir simple du livre de l’été : la paresse de nos vacances s’y double d’un vrai roman d’aventures avec complots, masques, combats au sabre ou au pistolet, galopades et gaillardises bien troussées. Au bordel sous Napoléon 1er, un duo saphique, Coralie et Delphine, charme deux clients qui ont le même nom : Fourier et Fourier.

Charles et Joseph inventent la même chose : des« séries ». Des séries mathématiques pour Joseph, pionnier de la physique moderne et des statistiques ; des « séries passionnées » pour Charles, l’utopiste de la liberté sexuelle ; des séries de séries qui exaltent « laCouvdos propagation de la chaleur », sexes en rut, fûts de canon.

De l’amour à la guerre, entre France et Italie, l’ironie cruelle de l’Histoire modifie les lois de l’attraction magnétique : les aimants se repoussent au lieu de s’attirer. De nos jours, les « séries » ne sont que télévisées. Fade ou grotesque, la comédie du savoir et de l’art ne cultive plus que notre mélancolie.

Néanmoins, polarisés ensemble, Bien-pensants et Mal-aimants, en avance ou en retard d’un siècle oud’une génération sur le Grand Soir de l’amour libre, croient toujours au Paradis.


Lire l'ensemble du booklet (Format PDF, 1,84 Mo)

Lire l'avis de Martin Winckler : http://martinwinckler.com/

07 mars 2008

François de Closets - le Divorce français

4511François de Closets mène, depuis une trentaine d’années, une double carrière de journaliste et d’écrivain. En 1965, il rejoint le Journal télévisé et devient le spécialiste des questions spatiales et scientifique. En 1978, il crée sur TF1 le magazine économique L’Enjeu, avec Emmanuel de la Taille et Alain Weiller ; en 1987, il lance, avec Richard Michel et Jean-Marie Perthuis, Médiations, un magazine de société. En 1992, il rejoint le service public pour concevoir des émissions consacrées à la science et à la santé. Ce sont notamment Savoir Plus Santé, avec Martine Allain-Regnault et Les grandes énigmes de la science, avec Roland Portiche, émission dont il a été pendant quinze ans le producteur et le présentateur. Depuis 2006, il est chroniqueur à La Chaîne parlementaire et a repris ses activités d’éditorialiste.
   C’est en 1968, après avoir été exclu de l’ORTF, que François de Closets commence sa carrière d’écrivain. Il connaît son premier succès avec Le Bonheur en plus (1974). Après le succès mémorable de Toujours Plus ! (1982), François de Closets s’attaque aux sujets les plus divers, et ses essais, toujours dérangeants, recueillent de grands succès auprès du public. Tous ensemble (1985) met en cause le monde syndical. La Grande Manip (1990) fustige l’hypocrisie du discours politique. Tant et plus ( 1992) dénonce le gaspillage de l’argent public. Le Bonheur d’apprendre (1996) plaide pour un renouveau pédagogique. Le Compte à rebours (1998) annonce les crises à venir de la France. L’Imposture informatique (2000), en collaboration avec Bruno Lussato, s’attaque aux dérives de la micro-informatique. La Dernière Liberté (2001) demande que soit reconnu à chacun le droit de choisir sa fin de vie.
   Ne dites pas à Dieu ce qu’il doit faire (2004) revisite la biographie d’Albert Einstein. Plus encore ! (Fayard/Plon) confronte la grille de lecture de Toujours plus ! à la France des années 2000. Son dernier livre, Le Divorce français, est publié aux éditions Fayard en 2008.
photo : © Philippe Matsas / Opale


3538774 Le divorce français

Le divorce français, c’est la mésentente qui paralyse notre démocratie. Elle entretient les querelles stériles, favorise les fausses solutions, s’oppose aux réformes nécessaires et entraîne le pays dans un incompréhensible déclin. C’est ce que révèlent ces histoires invraisemblables que nous avons vécues sans toujours les comprendre. Pourquoi avons-nous construit trop de centrales nucléaires et pas assez d’universités, trop de bombes atomiques et pas assez de logements ? Pourquoi cette hécatombe routière, ces drames de la fin de vie, pourquoi cette impossibilité de moderniser notre société ? Pourquoi ces dettes menaçantes et ces retraites impayables, pourquoi le champion de la croissance est-il devenu l’homme malade de l’Europe?

D’une histoire à l’autre, on retrouve cette méfiance entre le peuple et l’élite. Un couple qui ne peut se séparer. Un couple condamné à la réconciliation. C’est cela le divorce français.

Sommaire

Première partie : L’élite sans le peuple

- Chapitre 1 : 100 000 bombes pour le Docteur Folamour

- Chapitre 2 : Avec nucléaire et sans OGM

- Chapitre 3 : Il n’y a plus de pétrole !

Deuxième partie : Le peuple sans l’élite

- Chapitre 1 : La force du statu quo

- Chapitre 2 : Route : les morts sans importance

- Chapitre 3 : Finances : la catastrophe annoncée

Troisième partie : L’élite contre le peuple

- Chapitre 1 : La révision de l’affaire Humbert

- Chapitre 2 : Pas de loi pour les malades

Logoaudiolib

- Chapitre 3 : Une loi pour les médecins


Lire des extraits (Format WORD - 62 ko)

La version audio et abrégée du Divorce français, lue par l'auteur, paraîtra chez Audiolib le 8 avril 2008.
Découvrez l'introduction
(Format MP3 - 4,84 Mo) 
Plus d'informations sur www.audiolib.frDivorcefranais

06 mars 2008

Salon du Livre 2008 - Planning des signatures

Affiche_salon_livre08_2


                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                     
samedi     15   mars14H à 15H15H à 16H16H à 17H
 ChaillouSalatko
  Begagde Closets
  ChampionRioufol
  NivatDeforges
  Nicolino   Gallo
  FabianDelumeau
  BledNivat
  Chemin + PerrignonJullien
17H à 18H18H à 19H19H à 20H
Kahn Dard 
KleinVallaeys 
ChapsalVilard 
VincenotMalbrunot 
BarreauSalvaing 
Coronado 
Bordaçarre  
Dieckhoff  
   
  
  
   
dimanche 16 mars14H à 15H15H à 16H16H à 17H
 ChebelChebelGallo
  ReyDumas/Quéffelec
  Debré
   Vilard
   Védrine
   Hammel
   de Closets
  Geille
17H à 18H18H à 19H19H à 20H
Attali/BonviciniPouy 
ChapsalChemin 
NelsonBurg 
Nivat  
Duteurtre  
Cotta  
 Coronado  
   
    
  
mardi       18 mars14H à 15H15H à 16H16H à 17H
Dieckhoff
 17H à 18H18H à 19H19H à 20H
 MoriceauTouraineDumas/Quéffelec
  EnnajiDebré
  ColosimoDeforges
  NicolinoDumézil
  SormanCotta
  BramiVédrine
  DelayBackmann
  CassinLecomte
  Mme Robbe-GrilletRebsamen
  MarinopoulosVallaeys
  NivatBesson
  MoatiTraoré
  LabordeLaborde
DesportesHochetLautrou

03 mars 2008

Israël et les écrivains israéliens chez Fayard

Littérature :


3528940

Shifra HORN

Née à Jérusalem, diplômée d'archéologie, d'études bibliques et de communication, Shifra Horn est l'auteur de quatre romans, d'un recueil de nouvelles et de deux ouvrages pour enfants. Chez Fayard sont parus Quatre mères (2001) et Tamara marche sur les eaux (2004).

Ode à la joie :

Dans ce nouveau roman, Shifra Horn propose une coupe en profondeur de l'Israël qui s'est installée dans la seconde intifada. L'influence du conflit qui perdure, de la sensation de menace permanente, sur la société et sur l'individu y est ici dépeinte avec l'intelligence d'un auteur qui se servir de l'Histoire comme toile de fond.

Au salon du livre :

Dimanche 16 mars : Shifra Horn participera à une table ronde sur « Les grandes sagas historiques : miroirs d’une société en devenir ? », de 17 heures 30 à 19 heures, puis elle signera sur le stand Fayard de 19 à 20 heures.
Mardi 18 mars : de 11 heures 30 à 12 heures 30, Shifra Horn rencontrera Alexie Lorca pour un grand entretien, puis signera sur le stand Fayard de 13 heures 30 à 14 heures 30.


 

3526985

Yaïr LAPID 

Né à Tel-Aviv en 1963, auteur de quatre romans, de deux ouvrages pour enfants et de poèmes, Yaïr Lapid est aussi metteur en scène, acteur, traducteur littéraire et compositeur. Il présente un talk-show très populaire à la télévision israélienne. Déjà paru chez Fayard : Double jeu.

La Sixième Enigme :

La course contre la montre pour éviter le sixième crime d'un tueur en série, qui, tous les deux ans, s'attaque, à Tel-Aviv et dans ses environs, à des fillettes de neuf ans.







3524634

Ron BARKAÏ

Né en 1943 à Jérusalem, Ron Barkai vit à Tel-Aviv. Historien spécialiste de l'histoire médiévale espagnole, il a écrit six essais sur les relations entre les communautés juive, musulmane et chrétienne au Moyen Age en Espagne, dont un a été publié aux éditions du Cerf en 1994. "Comme un film égyptien" est son premier roman.

Comme un film égyptien

Roman truculent qui nous fait revivre la création de l'Etat d'Israël vue par un juif sépharade.

Au salon du livre :

Le samedi 15 mars : de 16 à 17 heures, Ron Barkaï rencontrera Paula Jacques pour un grand entretien, sur le stand du CNL, puis il signera sur le stand Fayard de 18 à 19 heures.
Le dimanche 16 mars : de 15 heures 30 à 17 heures, Ron Barkaï participera à une table ronde consacrée à « L’identité juive en Israël, une polémique ou un état de fait ? » avec, entre autres, A.B. Yehoshua. Il signera ensuite sur le stand Fayard de 17 à 18 heures.





Histoire, documents :


3538642

Avraham BURG

Avraham Burg est né à Jérusalem où il a grandi et étudié. Membre de la Knesset depuis 1988, il fut conseillé du Premier ministre chargé de la diaspora, président de l’Agence juive et du Mouvement sioniste mondial, vice-président du Congrès juif mondial et président de la Knesset.

Vaincre Hitler

Un livre explosif qui fera date : au moment du soixantième anniversaire de la création de l’État d’Israël, un très haut dignitaire israélien dénonce… Plus de soixante ans après Auschwitz, Israël vit toujours dans l’horreur des camps. Dans ce livre frémissant de colère, Avraham Burg condamne le sionisme, compare Israël à l’Allemagne prénazie, analyse les nouvelles « théories raciales juives » des extrémistes religieux, et dénonce l’usage de la force militaire. Mais il évoque aussi son enfance dans la «Petite Allemagne» de Jérusalem, dialogue avec sa mère et s’interroge sur la figure tutélaire de son père, Yossef Burg, ancien dirigeant du Parti national religieux (Mafdal).

Extrait :
Lire un extrait de cet ouvrage

Au salon du livre :

Avraham Burg est l’invité du Forum des auteurs du magazine Lire au Salon du livre le 16 mars de 17 à 18 heures. Rencontre animée par Philippe Delaroche, rédacteur en chef de Lire.


 

3529468

Alain DIECKHOFF (dir.)

Directeur de recherches au CNRS, rattaché au Centre d’études et de recherches internationales, Sciences Po, Paris, Alain Dieckhoff a consacré, depuis vingt ans, l’essentiel de ses travaux au conflit israélo-arabe et à Israël, dans une perspective mêlant histoire et sociologie.

L'Etat d'Israël

Ce sixième volume de la série FAYARD/CERI est consacré à l’Etat d’Israël qu’aucun ouvrage français n’a encore abordé jusqu’ici de manière aussi complète, puisqu’il examine les ressorts politiques, économiques, sociaux et culturels de ce pays, de façon quasi exhaustive. Au service d'un objectif de compréhension raisonnée, qui se garde des prises de position tranchées, Alain Dieckhoff a réuni plus de trente auteurs français, américains et israéliens qui s’attachent tous à saisir, au-delà des clichés, la réalité, complexe, riche, contradictoire de l’Israël contemporain. Cet ouvrage qui paraît à l’occasion du soixantième anniversaire de la fondation de l’Etat et alors qu’Israël est l’invité d’honneur du salon du livre.
2008 s’annonce d’ores et déjà comme une oeuvre de référence.

Au salon du livre :

Alain Dieckhoff et Ilan Pappe participeront à un débat sur « Vingt ans de nouvelle histoire : Israël face à son passé », au Salon du livre, le 18 mars de 19 heures 30 à 21 heures. Débat animé par Dominique Vial.


3536414_2

Ilan PAPPE

Ilan Pappe est professeur de sciences politiques à l’université d’Haïfa, en Israël. Il a beaucoup écrit sur la situation du Moyen-Orient, et il est connu pour sa critique des politiques menées à l’égard des Palestiniens. Il a déjà publié chez Fayard Une terre pour deux peuples. Histoire de la Palestine moderne (2004).

Le Nettoyage ethnique de la Palestine

Mai 2008 marquera le 60e anniversaire de la création de l’État d’Israël. Voici le livre événement d’Ilan Pappe, qui raconte la véritable histoire des premières années de l’État israélien. À l’aide de documents d’archives, de journaux personnels, de témoignages directs, il reconstitue en détail ce qui s’est vraiment passé à la fin de 1947 et en 1948, ville par ville, village par village. Apparaît alors une entreprise délibérée, systématique, d’expulsion et de destruction : un « nettoyage ethnique » de la Palestine.Un livre choc qui va susciter de nombreux débats.

Au salon du livre :

Alain Dieckhoff et Ilan Pappe participeront à un débat sur « Vingt ans de nouvelle histoire : Israël face à son passé », au Salon du livre, le 18 mars de 19 heures 30 à 21 heures. Débat animé par Dominique Vial.