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mars 2008

20 mars 2008

Entretien avec Frédérick Tristan pour la sortie de La femme écarlate et du chaudron chinois

 

Ftristan 1 - Vous fêtez actuellement vos 50 ans d'édition. Fayard vient d'achever la republication de toute votre oeuvre romanesque, soit une trentaine d'ouvrages, avec la réédition de votre roman La Femme écarlate. Dans le même temps, parait Le Chaudron chinois, récit inédit ayant pour décor l'ancienne Chine. C'est votre cinquième livre sur ce thème. Pourquoi ?

La Chine est une affaire de famille. Mon grand-père vécut 30 ans à Shanghaï vers 1880 et en rapporta tant de souvenirs qu'il transforma l'intérieur de la demeure ardennaise de mon enfance en maison chinoise. Plus tard, je fus délégué en Extrême-Orient, particulièrement en Chine, de 1969 à 1986. Enfin, j'eus le bonheur d'avoir pour ami proche Chou Lin Jin, le dernier descendant de la dynastie Jin, grâce auquel je pus approcher la Société du Ciel et de la Terre, la Tien Ti Houei, dont j'ai publié naguère les rituels avec commentaires dans Houng, les sociétés secrètes chinoises.


2 - Quel est le rapport entre le Chaudron chinois qui est un vrai roman d'aventure et ces sociétés initiatiques ?

Le roman est l'histoire d'un jeune chinois, Ti-Phang, qui, ayant mal lu les livres de la bibliothèque familiale, s'est pris pour un grand initié (un dragon doré) et s'est mis à mépriser ses parents qui en sont morts. Le récit raconte comment ce jeune homme va devoir réparer ce crime à travers des réincarnations successives. Cela m'a permis d'évoquer de manière non didactique la grande tradition chinoise de la vie et de la mort. Ainsi suivra-t-on Ti-Phang dans sa quête confucéenne d'une morale liée aux ancêtres, dans sa descente aux enfers taoïstes, dans sa pratique du bouddhisme T'chan. Dans mon premier roman chinois Le Singe égal du Ciel j'avais adapté une légende chère à tout l'Extrême Orient et inconnue en Occident. Aujourd'hui, ce véritable conte a été joué au théâtre à plusieurs reprises pour le plaisir et l'enseignement de différentes générations. Avec le Chaudron chinois, j'espère apporter une meilleure connaissance de la pensée chinoise traditionnelle tout en divertissant le lecteur par un récit non exempt de facéties et d'humour. Notre époque se méfie des dogmes et nourrit un intense besoin de récits initiatiques et de contes merveilleux.


 


Chaudron

3 - Le lecteur français ne se défie-t-il pas de l'imaginaire pour lui préférer le réalisme ?

Le réalisme n'exclut pas l'imaginaire. Une grande partie de notre existence est heureusement régie par un sain ludisme qui échappe à la contrainte quoditienne du réel. Lit-on une histoire pour retrouver celle que l'on vit déjà ? Beaucoup de lectrices et de lecteurs recherchent dans un roman une échappée vers un ailleurs. C'est le rôle essentiel de la fiction. A cet égard, l'imaginaire chinois est d'une grande richesse. On a même pû prétendre que la Chine ancienne faisait partie de l'inconscient populaire occidental. Voyez le Fu Manchu de Sax Römer ! Les histoires policières du juge Ti ! L'essentiel est qu'un récit de fiction soit crédible grâce à la logique interne de son parcours. C'est en ce sens q

 

ue ma connaissance de la tradition Houng m'a permis d'approcher ce que l'on pourrait appeler l'âme chinoise et de la restituer dans un récit volontiers de type initiatique. Mais attention ! On pourra n'y lire qu'un récit picaresque ou fantastique, voire drôlatique, et c'est très bien comme ça ! J'apprécie que mes romans puissent être lus à plusieurs niveaux.


4 - Drôlatique, en effet, lorsque Ti-Phang, votre personnage, entre dans un monastère d'obédiance T'chan !

Ce passage du roman évoque l'initiation par le non-sens. lI s'agit d'amener le novice à se désencombrer du langage et de sa propension à croire en la réalité. Pour le bouddhisme T'chan, la réalité n'est pas réelle. D'où, pour un lecteur cartésien, un humour de type paradoxal comme "Il est rare de voir un fromage grignoter un rat", ou " Un renard court si vite qu'il n'a plus de pattes". Les adeptes du Zen appellent ça des Koan. Mon petit recueil Les succulentes paroles de Maître Chû illustre par de courts textes cette méthode particulière. Elle se rapproche de quelque manière de la pataphysique occidentale, mais dans un but différent. D'ailleurs, si l'on approfondissait

 

sous cet éclairage l'ensemble du Chaudron chinois, on s'apercevrait qu'il s'agit, en fait, d'un énorme koan, de bout en bout !  Dans mes récits, j'ai toujours privilégié un certain humour décapant.


Femmeecarlate

5 - En revanche, d'autres passages décrivent des moeurs bien réels de l'ancienne société chinoise tels que les rites de mariage ou d'obsèques.

C'était une société extrêmement ritualisée. Tout partait de l'empereur et descendait vers le peuple selon une pyramide excessivement hiérarchisée. Dans le Chaudron chinois, Ti-Phang est fils de mandarin. En se révoltant contre son père, il se révolte contre la rigidité du système social et se réfugie dans un monde de son invention, fabriqué à partir de ses lectures mal controlées. Trop tard, il sera obligé d'admettre son erreur et, à travers une série de redoutables épreuves, finira par s'intégrer à nouveau dans la tradition. Mais, cette fois, ce sera par amour de la jeune Nu-Haï, symbole vivant de la bonté, qu'il épouse et qui, lors d'une longue ascension du Mont O-Maï, l'accompagne vers son véritable destin. Lors de ce parcours décisif, le lecteur rencontrera les usages médicaux, littéraires et religieux de l'époque. S'y ajoute la description

 

de superstitions et de croyances magiques que j'ai puisé dans des ouvrages classiques du Tao populaire : scènes d'envols et de métamorphoses, apparitions des esprits, rêves fantastiques, qui ajoutent au climat typiquement chinois du récit. La descente de Ti-Phang chez les morts suit la description des enfers indiens venus en Chine avec le bouddhisme. Ce sont les "prisons de la terre" (di yu) où seuls de rares héros peuvent descendre tout vivants.


6 - Il s'agit donc d'une sorte de fantastique...

Le Chinois est un pragmatique qui adore le jeu et les contes. Il a dépeint le ciel et les enfers à la façon de la bureaucratie terrestre mais il vient toujours s'y méler quelque singe pour y mettre la pagaille. Néanmoins, l'extraordinaire y rencontre toujours une signification morale. En effet, indépendamment de diverses croyances populaires toujours vivaces, on s'aperçoit que le maoïsme a peu changé les fondements confucéens de l'individu chinois en société. La famille et l'harmonie en sont les bases essentielles. C'est pourquoi la révolte de Ti-Phang contre sa famille est considérée comme si grave. Elle sappe les fondements du système politique et social tout entier. Il faudra donc qu'en soignant sa conscience égarée il reconstruise tout ce qu'il a détruit par un orgueil futile. Et c'est en ce point que doivent entrer en jeu des forces extrordinaires afin que la cité et l'ensemble de l'empire puissent recouvrer l'ordre perdu. Dans le Chaudron chinois s'ajoute la vision taoïste selon laquelle ces forces doivent être de nature magique, proprement fantastique, car le déséquilibre provoqué par Ti-Phang a également ébranlé le cosmos. Il faut rien moins que remettre l'univers dans le droit fil de l'Etoile Polaire en se repolairisant à l'intérieur de soi-même. L'amour sera le puissant moteur secret de cette régénération afin que le yin et le yang puissent de nouveau s'équilibrer dans l'harmonie retrouvée.


7 - Le Chaudron chinois a-t-il un message a apporter à nos contemporains ?

Ce n'est pas un message, mais un témoignage. Tandis que la Chine d'aujourd'hui s'occidentalise, l'Occident s'imprégne peu à peu de la pensée orientale. Nous connaissons l'influence de ce qu'on appelle à tort la gymnastique chinoise, le Taï Chi Chouan, le Chi Kong, qui connait en France de plus en plus d'adeptes. Il s'agit de la pratique de l'énergie vitale. Il en va de même pour l'acupuncture et, dans un autre ordre d'idée qui n'est pas sans conséquence, pour l'alimentation. Un roman comme le Chaudron chinois tente de décrypter le dessous de toutes ces influences -- dessous qui est, en fait, le tissu vrai. Ma démarche d'écrivain a d'ailleurs toujours été la même, quel que soit l'imaginaire que j'ai souhaité abordé ou qui m'a sollicité. Que ce soit dans le monde anglo-saxon, germanique, arabe, juif ou chinois, toujours c'est l'homme et lui seul que j'ai tenté de décrire en sa grandeur et en ses failles et surtout en sa quête acharnée du Sens. Pour cela, j'ai voulu utiliser le langage même de nos profondeurs de conscience et, en particulier, l'onirisme car, je le rappelle, nous sommes nés de la poussiére des étoiles et nous sommes pétris de la matière de nos rêves.

12 mars 2008

En mémoire de Desnos

Le Mémorial de l’internement et de la déportation de Compiègne a été inauguré le 23 février dernier. De 1942 à 1945, quelque 45 000 personnes ont transité par le camp de concentration de Royallieu-Compiègne avant d’être déportés vers l’Allemagne et la Pologne.

Robert Desnos en faisait partie. Le 20 mars 1944, il quitte la maison d’arrêt de Fresnes à midi pour le Frontstalag 122, dit aussi camp de Royallieu. Il arbore le matricule 29803. Robert Laurence rappellera dans ses Souvenirs de déportation que Desnos, « militairement vêtu de kaki et guêtré, régnait par son dynamisme, son autorité, son optimisme, son assurance gouailleuse ».

 Il y compose notamment un chant signé Valentin Guillois et griffonne sur son agenda l’idée d’un poème « Tu, Rrose Selavy, hors de ces bornes rêves/ soucieuse qu’un pas dans le sable marqué ne révèle… elle s’attache à toi comme une ombre à tes pas. »

Il écrit à sa femme Youki dans une lettre datée du 19 avril : « Quelle joie d’espérer que ce mot te parviendra ! avec ta photo et ton billet c’est ma plus grande joie depuis le 22 février. Ne te tourmente pas en ce qui me concerne, la santé, l’appétit et le moral sont excellents. J’ai coupé au dernier départ et j’espère bien ne pas être du prochain. »

Mais le 27 avril, il embarque dans un wagon de marchandises en partance vers l’est, dans le fameux convoi des tatoués, direction Auschwitz : « Ma Chérie, mes baisers avant le départ. Je pars confiant en toi, rassuré sur ta vie et la conduite de mes amis, compte sur moi et mon étoile. »

 Suivront Buchenwald, Flossenburg, Flöha. Le poète est mort "libre" le 8 juin 1945 au camp de Terezin.

 

Pour en savoir plus sur Robert Desnos, voir sa biographie par Anne EGGER

10 mars 2008

Christophe Deshoulières - les Mal-aimants

Couvface_2 L’auteur

Un architecte de la dérision

Christophe Deshoulières est né en 1961 à Genève.
« Faut payer », disait Céline : hantés par l’échec, les trois romans de Deshoulières sont la rançon d’une vie rebelle à toute carrière.
1981 : normalien rue d’Ulm, Christophe jouit des nuits parisiennes,fait du théâtre et du journalisme au lieu d’enseigner ; vingt ans après,grâce à ses essais de référence sur les dramaturgies baroques et modernes, il devient brièvement professeur à l’université avant de quitter une institution déprimante. Après avoir vainement tenté de réaliser deux beaux projets de mise en scène lyrique, il vit désormais à la campagne et n’a pas d’adresse internet.
C’est pourquoi ses récits sont rigolos
....
L’aventure littéraire dans laquelle s’inscrivent les Mal-aimants a duré trente ans.
Elle commence en 1978 avec l’écriture de Madame Faust, après les Etats-Généraux de la Philosophie à la Sorbonne, événement inaugural d’un vaste récit politico-policier. Publié par Christian Bourgois chez Julliard en 1989, ce roman de 800 pages attire tout de suite l’attention de la critique : une solide construction littéraire met en valeur l’impitoyable caricature du début des années 80 (« comment, en un an, nous sommes passés de la révolution à l’informatique »), comique ou mélancolique.
L’humour ravageur anime le livre suivant : Mémoires d’Aramis, que Claude Durand publie chez Fayard en 1999, tout en rééditant Madame Faust. Ce « roman de la vie littéraire » se paie la tête d’un écrivain quipublie son premier roman... Mais la vraie victime du livre, c’est la mode de l’autofiction ! Dont le vrai-faux narrateur parodie la complaisance dans un « anti-journal » libidineux, « exercice raisonné de mauvais goût ».
Les Mal-aimants, célébration souriante, amoureuse, des échecs de nos vies et de nos utopies, inventent une architecture de la dérision.

les Mal-aimants

Dix beaux jeunes gens s’isolent en Toscane, sur les hauteurs de Florence, et se racontent des histoires(de sexe, bien entendu). S’agit-il du Décaméron, que Boccace situait pendant la grande peste de 1348 ?Non, nous sommes autour de l’an 2000 à la Villa Malìn et nos amis, pensionnaires du hasard, orphelins privés de catastrophe, jouissent du bel été italien sans rien faire... Mais ce « rien » est-il matière à écrire ?

Nos petites histoires navrantes ont-elles un lien avec l’autre histoire ?

Plaisir simple du livre de l’été : la paresse de nos vacances s’y double d’un vrai roman d’aventures avec complots, masques, combats au sabre ou au pistolet, galopades et gaillardises bien troussées. Au bordel sous Napoléon 1er, un duo saphique, Coralie et Delphine, charme deux clients qui ont le même nom : Fourier et Fourier.

Charles et Joseph inventent la même chose : des« séries ». Des séries mathématiques pour Joseph, pionnier de la physique moderne et des statistiques ; des « séries passionnées » pour Charles, l’utopiste de la liberté sexuelle ; des séries de séries qui exaltent « laCouvdos propagation de la chaleur », sexes en rut, fûts de canon.

De l’amour à la guerre, entre France et Italie, l’ironie cruelle de l’Histoire modifie les lois de l’attraction magnétique : les aimants se repoussent au lieu de s’attirer. De nos jours, les « séries » ne sont que télévisées. Fade ou grotesque, la comédie du savoir et de l’art ne cultive plus que notre mélancolie.

Néanmoins, polarisés ensemble, Bien-pensants et Mal-aimants, en avance ou en retard d’un siècle oud’une génération sur le Grand Soir de l’amour libre, croient toujours au Paradis.


Lire l'ensemble du booklet (Format PDF, 1,84 Mo)

Lire l'avis de Martin Winckler : http://martinwinckler.com/

07 mars 2008

François de Closets - le Divorce français

4511François de Closets mène, depuis une trentaine d’années, une double carrière de journaliste et d’écrivain. En 1965, il rejoint le Journal télévisé et devient le spécialiste des questions spatiales et scientifique. En 1978, il crée sur TF1 le magazine économique L’Enjeu, avec Emmanuel de la Taille et Alain Weiller ; en 1987, il lance, avec Richard Michel et Jean-Marie Perthuis, Médiations, un magazine de société. En 1992, il rejoint le service public pour concevoir des émissions consacrées à la science et à la santé. Ce sont notamment Savoir Plus Santé, avec Martine Allain-Regnault et Les grandes énigmes de la science, avec Roland Portiche, émission dont il a été pendant quinze ans le producteur et le présentateur. Depuis 2006, il est chroniqueur à La Chaîne parlementaire et a repris ses activités d’éditorialiste.
   C’est en 1968, après avoir été exclu de l’ORTF, que François de Closets commence sa carrière d’écrivain. Il connaît son premier succès avec Le Bonheur en plus (1974). Après le succès mémorable de Toujours Plus ! (1982), François de Closets s’attaque aux sujets les plus divers, et ses essais, toujours dérangeants, recueillent de grands succès auprès du public. Tous ensemble (1985) met en cause le monde syndical. La Grande Manip (1990) fustige l’hypocrisie du discours politique. Tant et plus ( 1992) dénonce le gaspillage de l’argent public. Le Bonheur d’apprendre (1996) plaide pour un renouveau pédagogique. Le Compte à rebours (1998) annonce les crises à venir de la France. L’Imposture informatique (2000), en collaboration avec Bruno Lussato, s’attaque aux dérives de la micro-informatique. La Dernière Liberté (2001) demande que soit reconnu à chacun le droit de choisir sa fin de vie.
   Ne dites pas à Dieu ce qu’il doit faire (2004) revisite la biographie d’Albert Einstein. Plus encore ! (Fayard/Plon) confronte la grille de lecture de Toujours plus ! à la France des années 2000. Son dernier livre, Le Divorce français, est publié aux éditions Fayard en 2008.
photo : © Philippe Matsas / Opale


3538774 Le divorce français

Le divorce français, c’est la mésentente qui paralyse notre démocratie. Elle entretient les querelles stériles, favorise les fausses solutions, s’oppose aux réformes nécessaires et entraîne le pays dans un incompréhensible déclin. C’est ce que révèlent ces histoires invraisemblables que nous avons vécues sans toujours les comprendre. Pourquoi avons-nous construit trop de centrales nucléaires et pas assez d’universités, trop de bombes atomiques et pas assez de logements ? Pourquoi cette hécatombe routière, ces drames de la fin de vie, pourquoi cette impossibilité de moderniser notre société ? Pourquoi ces dettes menaçantes et ces retraites impayables, pourquoi le champion de la croissance est-il devenu l’homme malade de l’Europe?

D’une histoire à l’autre, on retrouve cette méfiance entre le peuple et l’élite. Un couple qui ne peut se séparer. Un couple condamné à la réconciliation. C’est cela le divorce français.

Sommaire

Première partie : L’élite sans le peuple

- Chapitre 1 : 100 000 bombes pour le Docteur Folamour

- Chapitre 2 : Avec nucléaire et sans OGM

- Chapitre 3 : Il n’y a plus de pétrole !

Deuxième partie : Le peuple sans l’élite

- Chapitre 1 : La force du statu quo

- Chapitre 2 : Route : les morts sans importance

- Chapitre 3 : Finances : la catastrophe annoncée

Troisième partie : L’élite contre le peuple

- Chapitre 1 : La révision de l’affaire Humbert

- Chapitre 2 : Pas de loi pour les malades

Logoaudiolib

- Chapitre 3 : Une loi pour les médecins


Lire des extraits (Format WORD - 62 ko)

La version audio et abrégée du Divorce français, lue par l'auteur, paraîtra chez Audiolib le 8 avril 2008.
Découvrez l'introduction
(Format MP3 - 4,84 Mo) 
Plus d'informations sur www.audiolib.frDivorcefranais

06 mars 2008

Salon du Livre 2008 - Planning des signatures

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samedi     15   mars14H à 15H15H à 16H16H à 17H
 ChaillouSalatko
  Begagde Closets
  ChampionRioufol
  NivatDeforges
  Nicolino   Gallo
  FabianDelumeau
  BledNivat
  Chemin + PerrignonJullien
17H à 18H18H à 19H19H à 20H
Kahn Dard 
KleinVallaeys 
ChapsalVilard 
VincenotMalbrunot 
BarreauSalvaing 
Coronado 
Bordaçarre  
Dieckhoff  
   
  
  
   
dimanche 16 mars14H à 15H15H à 16H16H à 17H
 ChebelChebelGallo
  ReyDumas/Quéffelec
  Debré
   Vilard
   Védrine
   Hammel
   de Closets
  Geille
17H à 18H18H à 19H19H à 20H
Attali/BonviciniPouy 
ChapsalChemin 
NelsonBurg 
Nivat  
Duteurtre  
Cotta  
 Coronado  
   
    
  
mardi       18 mars14H à 15H15H à 16H16H à 17H
Dieckhoff
 17H à 18H18H à 19H19H à 20H
 MoriceauTouraineDumas/Quéffelec
  EnnajiDebré
  ColosimoDeforges
  NicolinoDumézil
  SormanCotta
  BramiVédrine
  DelayBackmann
  CassinLecomte
  Mme Robbe-GrilletRebsamen
  MarinopoulosVallaeys
  NivatBesson
  MoatiTraoré
  LabordeLaborde
DesportesHochetLautrou

03 mars 2008

Israël et les écrivains israéliens chez Fayard

Littérature :


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Shifra HORN

Née à Jérusalem, diplômée d'archéologie, d'études bibliques et de communication, Shifra Horn est l'auteur de quatre romans, d'un recueil de nouvelles et de deux ouvrages pour enfants. Chez Fayard sont parus Quatre mères (2001) et Tamara marche sur les eaux (2004).

Ode à la joie :

Dans ce nouveau roman, Shifra Horn propose une coupe en profondeur de l'Israël qui s'est installée dans la seconde intifada. L'influence du conflit qui perdure, de la sensation de menace permanente, sur la société et sur l'individu y est ici dépeinte avec l'intelligence d'un auteur qui se servir de l'Histoire comme toile de fond.

Au salon du livre :

Dimanche 16 mars : Shifra Horn participera à une table ronde sur « Les grandes sagas historiques : miroirs d’une société en devenir ? », de 17 heures 30 à 19 heures, puis elle signera sur le stand Fayard de 19 à 20 heures.
Mardi 18 mars : de 11 heures 30 à 12 heures 30, Shifra Horn rencontrera Alexie Lorca pour un grand entretien, puis signera sur le stand Fayard de 13 heures 30 à 14 heures 30.


 

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Yaïr LAPID 

Né à Tel-Aviv en 1963, auteur de quatre romans, de deux ouvrages pour enfants et de poèmes, Yaïr Lapid est aussi metteur en scène, acteur, traducteur littéraire et compositeur. Il présente un talk-show très populaire à la télévision israélienne. Déjà paru chez Fayard : Double jeu.

La Sixième Enigme :

La course contre la montre pour éviter le sixième crime d'un tueur en série, qui, tous les deux ans, s'attaque, à Tel-Aviv et dans ses environs, à des fillettes de neuf ans.







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Ron BARKAÏ

Né en 1943 à Jérusalem, Ron Barkai vit à Tel-Aviv. Historien spécialiste de l'histoire médiévale espagnole, il a écrit six essais sur les relations entre les communautés juive, musulmane et chrétienne au Moyen Age en Espagne, dont un a été publié aux éditions du Cerf en 1994. "Comme un film égyptien" est son premier roman.

Comme un film égyptien

Roman truculent qui nous fait revivre la création de l'Etat d'Israël vue par un juif sépharade.

Au salon du livre :

Le samedi 15 mars : de 16 à 17 heures, Ron Barkaï rencontrera Paula Jacques pour un grand entretien, sur le stand du CNL, puis il signera sur le stand Fayard de 18 à 19 heures.
Le dimanche 16 mars : de 15 heures 30 à 17 heures, Ron Barkaï participera à une table ronde consacrée à « L’identité juive en Israël, une polémique ou un état de fait ? » avec, entre autres, A.B. Yehoshua. Il signera ensuite sur le stand Fayard de 17 à 18 heures.





Histoire, documents :


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Avraham BURG

Avraham Burg est né à Jérusalem où il a grandi et étudié. Membre de la Knesset depuis 1988, il fut conseillé du Premier ministre chargé de la diaspora, président de l’Agence juive et du Mouvement sioniste mondial, vice-président du Congrès juif mondial et président de la Knesset.

Vaincre Hitler

Un livre explosif qui fera date : au moment du soixantième anniversaire de la création de l’État d’Israël, un très haut dignitaire israélien dénonce… Plus de soixante ans après Auschwitz, Israël vit toujours dans l’horreur des camps. Dans ce livre frémissant de colère, Avraham Burg condamne le sionisme, compare Israël à l’Allemagne prénazie, analyse les nouvelles « théories raciales juives » des extrémistes religieux, et dénonce l’usage de la force militaire. Mais il évoque aussi son enfance dans la «Petite Allemagne» de Jérusalem, dialogue avec sa mère et s’interroge sur la figure tutélaire de son père, Yossef Burg, ancien dirigeant du Parti national religieux (Mafdal).

Extrait :
Lire un extrait de cet ouvrage

Au salon du livre :

Avraham Burg est l’invité du Forum des auteurs du magazine Lire au Salon du livre le 16 mars de 17 à 18 heures. Rencontre animée par Philippe Delaroche, rédacteur en chef de Lire.


 

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Alain DIECKHOFF (dir.)

Directeur de recherches au CNRS, rattaché au Centre d’études et de recherches internationales, Sciences Po, Paris, Alain Dieckhoff a consacré, depuis vingt ans, l’essentiel de ses travaux au conflit israélo-arabe et à Israël, dans une perspective mêlant histoire et sociologie.

L'Etat d'Israël

Ce sixième volume de la série FAYARD/CERI est consacré à l’Etat d’Israël qu’aucun ouvrage français n’a encore abordé jusqu’ici de manière aussi complète, puisqu’il examine les ressorts politiques, économiques, sociaux et culturels de ce pays, de façon quasi exhaustive. Au service d'un objectif de compréhension raisonnée, qui se garde des prises de position tranchées, Alain Dieckhoff a réuni plus de trente auteurs français, américains et israéliens qui s’attachent tous à saisir, au-delà des clichés, la réalité, complexe, riche, contradictoire de l’Israël contemporain. Cet ouvrage qui paraît à l’occasion du soixantième anniversaire de la fondation de l’Etat et alors qu’Israël est l’invité d’honneur du salon du livre.
2008 s’annonce d’ores et déjà comme une oeuvre de référence.

Au salon du livre :

Alain Dieckhoff et Ilan Pappe participeront à un débat sur « Vingt ans de nouvelle histoire : Israël face à son passé », au Salon du livre, le 18 mars de 19 heures 30 à 21 heures. Débat animé par Dominique Vial.


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Ilan PAPPE

Ilan Pappe est professeur de sciences politiques à l’université d’Haïfa, en Israël. Il a beaucoup écrit sur la situation du Moyen-Orient, et il est connu pour sa critique des politiques menées à l’égard des Palestiniens. Il a déjà publié chez Fayard Une terre pour deux peuples. Histoire de la Palestine moderne (2004).

Le Nettoyage ethnique de la Palestine

Mai 2008 marquera le 60e anniversaire de la création de l’État d’Israël. Voici le livre événement d’Ilan Pappe, qui raconte la véritable histoire des premières années de l’État israélien. À l’aide de documents d’archives, de journaux personnels, de témoignages directs, il reconstitue en détail ce qui s’est vraiment passé à la fin de 1947 et en 1948, ville par ville, village par village. Apparaît alors une entreprise délibérée, systématique, d’expulsion et de destruction : un « nettoyage ethnique » de la Palestine.Un livre choc qui va susciter de nombreux débats.

Au salon du livre :

Alain Dieckhoff et Ilan Pappe participeront à un débat sur « Vingt ans de nouvelle histoire : Israël face à son passé », au Salon du livre, le 18 mars de 19 heures 30 à 21 heures. Débat animé par Dominique Vial.