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décembre 2007

28 décembre 2007

Interview de Michèle Cotta

Cotta

9782213631950v_2 1) Quels sont ces cahiers secrets que Fayard publie ?
2) Est-ce la matière première de votre travail de journaliste ?
3) Ces cahiers vont de 1965 à 1977. Y a-t-il une scène particulièrement saisissante ?
4) Comment être aussi proche des hommes politiques et rester parfaitement objectif ?
5) Avez-vous le souvenir d'une confidence d'un homme politique ?
6) Avez-vous le sentiment d'avoir fait œuvre d'historienne ?

19 décembre 2007

Vente en kiosque des classiques de la philo

Faut-il adhérer  à l’Adelc (Association pour le développement de la librairie de création), comme vient de le faire Flammarion, pour se faire pardonner le coup de poignard dans le dos de la librairie que représente la vente en kiosque avec Le Monde des classiques de la philosophie des fonds Garnier-Flammarion et Aubier ? Dire que le « large public » n’a pas accès à Platon, Aristote, Descartes ou Voltaire est un gros mensonge qui n’abusera aucun lecteur des collections de poche existantes. Après les albums, les dicos, la BD, voici donc que la littérature générale fait son entrée, via les classiques, sur le marché de la vente couplée. Le vent de la modernité voulue par le Président Sarkozy vient bien d’Italie où la pratique est devenue courante, comme en divers pays de l’Est européen. Gageons qu’elle pourra, comme là-bas, s’appuyer sur l’« ouverture » de la pub télé au livre, voulue par le héros de Yasmina Reza et soupirant de Carla Bruni, grâce aux talents de « passeur » culturel de Teresa Cremisi dont Livres Hebdo du 14 décembre nous apprend que « si aujourd’hui Rousseau [lui] amenait ses Confessions ou ses Rêveries du promeneur solitaire, [elle] les publierai(t) en littérature, sans aucun doute. » On est rassuré que le doute ne soit pas permis.

Déjà, me recevant en tête à tête à l’automne 1980 à l’Élysée, le Président Giscard d’Estaing se plaignait que notre corporation vieillotte, podagre et cagneuse traînât tant les pieds pour s’ouvrir à la modernité et ne fît pas la part assez belle aux lumineuses et ripolinées grandes surfaces par rapport à nos librairies pénombreuses et vermoulues. Les invités du Président Sarkozy, ce lundi 10, ont entendu la même antienne à propos cette fois de la publicité du livre à la télévision, éminent instrument de modernité culturelle, comme chacun sait. Il est vrai que le raisonnement est imparable : la pub télé fera vendre mieux les best-sellers et ça fera moins d’annonces dans la presse écrite dont les pages « livres » crachent sur lesdits best-sellers. Quant à la grande émission littéraire promise à une heure de non moins grande écoute, on ne voit pas pourquoi y seraient invités autre chose que des best-sellers, puisque autrement cela ferait de la publicité gratuite aux average-sellers, voire aux worst-sellers, et dissuaderait les éditeurs de ne faire que des bests. Il serait d’ailleurs plus vite fait de décider que le droit d’y figurer serait payant, et de fondre ainsi promo et pub.
C’est ce que devait méditer la délégation, sommée de réfléchir dans les meilleurs délais, en redescendant l’escalier et en y croisant le colonel Kadhafi.

10 décembre 2007

Des rues et des éditeurs

Antoine Gallimard a-t-il raison de demander que la rue Sébastien-Bottin soit débaptisée au profit de son grand-père Gaston ? Certes, dans les listes alphabétiques, la rue Gallimard fraierait d'un peu près avec la place Gaillon, mais quel mesquin confrère s'en offusquerait ?
J'y suis d'autant plus favorable que partageant depuis peu avec les Éditions Larousse un bout de la rue du Montparnasse, et Pierre Larousse ayant déjà sa rue dans le 14e arrondissement entre la rue Didot et la rue Raymond-Losserand, tous les espoirs me sont permis.
Je figurerais dans les guides de Paris après la rue des Favorites, l'adresse bien connue des titulaires de comptes aux Chèques postaux, ce qui ne peut qu'inspirer confiance.
Mais, au fait, pourquoi l'homonymie avec Jeanne Hachette (entre la rue Lecourbe et la rue Blomet) a-t-elle privé Louis d'une artère à son nom ?
Est-ce le même encombrement qui a fait déloger des listes d' " artérables " P.V. Stock au profit de l'Abbé Frantz Stock (sa place jouxte la Porte de Saint Cloud) ?
Quant à la rue Durand-Claye (près de la Porte de Vanves), rien à voir.